Naples et Pompéi, Italie - Blog voyage La carte du Monde

Dans l'ombre du Vésuve

Naples et Pompéi

Voyage - 05.08.2016

Etape

4

Naples et Pompéi

Voyage - 05.08.2016

Jeudi. Réveil tardif et point logistique. On n’a plus de couches, plus de petits pots. On va bruncher au Café Mary, une terrasse agréable Via dei Tribunali. Une pharmacie à quelques pas vient renflouer nos stocks. Il y a bien plus désagréable qu’une balade dans le vieux Naples pour commencer la journée.
On retrouve la Piazzia Dante pour déposer nos provisions et nous partons enfin en direction des quartiers espagnols. Espagnols ? Oui, l’histoire est compliquée ici, et entre César et Garibaldi, le Royaume d’Espagne y est allé de sa petite empreinte. Dans les ruelles populaires au pied de la colline du Vomerro, rassurez-vous, on parle bien Italien, plutôt fort, et entre deux scooters qui slaloment. Bon, avec un bébé, les klaxons et les trottoirs de 3cm, ce n’est pas le top, alors on change légèrement nos plans pour des espaces plus grands, en face du Castel Nuovo, puis sur la monumentale Piazzia del Plebiscito et ses airs de Vatican.
Au détour d’une rue, une plaque. L’invention de la Pizza Margherita, c’est ici, chez Brandi. Adossé contre le mur, un homme au béret regarde passer les badauds.

Naples est une ville capitale qui prend le temps de se regarder vivre.


Mais Naples, tout le monde le sait, il faut la voir d’en haut, depuis la colline du Vomerro. Le funiculaire Augusteo nous épargne une rude grimpette jusqu’au Castel Sant’Elmo. Là-haut, on se paye le panorama le plus chouette de la ville, avec sur l’horizon le Vésuve, la baie et les îles. Le café-terrasse juste en face n’est pas en reste malgré un accueil des plus froids.
Un long dédale d’escaliers monumentaux nous ramène en ville du côté de Montesanto, au cœur des quartiers populaires. On les traverse pour retrouver Spaccanapoli, et bientôt Dante et notre appartement. Fin d’une journée 100% urbaine.

Vendredi, notre dernier jour, rime avec Pompéi. Après une semaine sur les chemins de Campanie, nous allons enfin visiter son site le plus fou, cette cité antique que la nature a pris soin de détruire pour mieux la conserver.
Pour y aller, on prend le train Circunvesuviana à la gare Piazza Garibaldi. C’est la ligne 3 pour Sorrento qui s’arrête à Pompéi Scavi. En italien, « scavi » signifie « ruines ». On est donc plutôt sur la bonne voie, et si on avait un doute, on pourrait se contenter de suivre le flot touristique venu du monde entier.
A l’entrée, le bâtiment est en béton armé. Il a son petit frère jumeau à Uxmal, au Mexique. C’est ça, la mondialisation des sites antiques !

L’an 79. Le mois d’Octobre. Les cuves de vin sont pleines mais Pompéi est une ville qui a perdu de son attrait depuis un tremblement de terre quelques années auparavant. Le pire est à venir. Le Vésuve entre en éruption et sa pluie de cendres anéantit toute trace de vie. Pompéi est rayée de la carte pour toujours. Pourtant, sa plus grande gloire est à venir. Redécouverte, la cité devient le modèle-type de la ville Romaine. Une mine d’or pour les chercheurs, un eldorado pour les touristes et les voyageurs.

C’est cette cité intacte que nous visitons aujourd’hui. Pompéi, un lieu de légende, un paradis de l’imaginaire.

Notre arrivée dans le site est moins solennelle. Le Forum est une place publique aujourd’hui un peu embouteillée. Ça tombe mal, on est pressés. La cafétéria est de l’autre côté, et bébé s’époumone depuis l’entrée. Bébé a faim, bébé n’attend pas. On se faufile au milieu des rangées romaines pour arriver au but. Le film n’a pas commencé que nous sommes déjà sur pause en mode puériculture.
Tout va mieux 40mn plus tard, et nous avançons enfin dans les rues pavées d’une cité qui malgré ses 2000 ans sous les cendres semble étrangement présente.
Les comptoirs des commerçants, le four du boulanger, les termes publics… Tout est en place. A condition de se racheter un étage et un paquet de toits, la vie pourrait reprendre ici, à Pompéi. Le volcan n’a même pas l’air si menaçant. Faut dire qu’il a perdu pas loin de 2000 mètres de hauteur depuis l’éruption de 79 et l’explosion de sa caldeira.
De la Villa dei Misteri jusqu’à l’Amphitéatre romain, nous parcourons Pompéi et visitons le Lupanar, le Théâtre antique et de nombreuses villas aux fresques somptueuses. Cette ville est un cours d’histoire antique grandeur nature, et sans audio-guide, on ne saisit pas toujours la portée de ce qu’on regarde. On vous conseille donc de ne pas faire comme nous et de vous procurer ce petit objet à votre entrée sur le site de Pompéi.
A 17 heures, les cars ont filé. Le Foro a fait place nette. Nous profitons de l’instant pour admirer les lieux et regarder ce volcan de malheur. Tenter d’imaginer la fumée, les nuées, les pluies, les toits qui brulent et s’effondrent, les corps recroquevillés, étouffés. Tout semble si calme et serein aujourd’hui, à Pompéi.

A 18 heures, nous reprenons le train pour Naples. A l’appartement, nous croisons Marco, notre propriétaire dandy, qui n’avait pas encore reçu la note en espèces. Il nous réserve un taxi pour le lendemain. A 7h30. Il va falloir s’activer pour tout ranger.
Notre bel appartement se vide. Nos sacs se remplissent. Nos ventres aussi, une dernière pizza pour la route. Ça fait beaucoup de pizzas. A 23 heures, tout est bouclé. Le lendemain, nous volons de Naples à Paris via Milan. On passe au-dessus des Alpes enneigées avant d’atterrir dans le ciel gris de Paris.
Home sweet Home.

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