La Rome antique en 5 monuments extraordinaires - Blog voyage La carte du monde Italie

Le Colisée, le Panthéon, Caracalla...

La Rome antique en 5 monuments extraordinaires

Voyage - 27.11.2018

La Rome antique en 5 monuments extraordinaires

Voyage - 27.11.2018

De toutes les civilisations de l’antiquité, Rome fut sans doute la plus puissante, une République devenue Empire dominant sans partage le bassin méditerranéen. Si on peut admirer ses vestiges dans toute l’Europe et en Afrique du Nord, c’est sa capitale, Rome, qui fait figure de centre du monde. On y découvre des monuments symboliques comme le Colisée, le Forum Romain, le Panthéon, marqueurs d’un héritage profond dont les signes sont encore visibles aujourd’hui dans nos sociétés.

Je suis fasciné depuis toujours par les grandes civilisations, j’ai fait quelques voyages à leur rencontre, en Amérique et en Europe. Rome m’a conduit du côté de Pompéi, à Arles, et plusieurs fois dans sa capitale. C’est là que je vous emmène aujourd’hui, à la découverte de Rome dans l’antiquité. Ce sont mes 5 monuments antiques préférés dans la capitale italienne

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Le Colisée
Qu’on l’aperçoive au loin depuis les terrasses du Capitole ou de très près, sous ses arches millénaires, le impressionne par ses dimensions hors-normes. C’est le monument emblématique de Rome, sa Tour Eiffel.

Je peux vous garantir qu’il fait de l’effet, le Colisée. Majestueux et terrifiant à la fois. Ses histoires, entretenues par Hollywood, sont celles des jeux du cirque et des esclaves. Je m’en approche toujours avec prudence. On ne sait jamais qu’un fauve ou un crocodile ait été oublié dans un recoin.
Je rentre dans l’antre des gladiateurs. La foule cosmopolite m’accompagne. Les hautes galeries voutées en imposent, elles sont reliées d’étage en étage par un labyrinthe d’escaliers. J’en prends un, enfin, qui vient se jeter dans l’arène. J’y suis, que le spectacle commence !

De travées en travées, j’admire chaque détail du plus grand amphithéâtre de l’ère romaine. Quand je jette mon regard vers l’extérieur, je domine le Foro Romano ou l’Arc de Constantin et fais face au Palatin. Si je cherche le centre du monde, je peux venir ici, au Colisée, un jour de jeux romains. C’est en tout cas un excellent point de départ pour rayonner parmi les ruines de l’antiquité.

C’est pas loin

A 5 minutes de marche du Colisée, la Basilica San Clemente est un symbole de l’empilement des époques. Elle mérite qu’on descende aux étages inférieurs pour remonter le temps jusqu’au temps de la République. Au niveau de la rue, c’est la basilique du Moyen-Âge, austère à l’extérieur, et à l’intérieur remarquable par son abside. Par un escalier situé à droite (accès payant), on accède à la basilique inférieure, elle date du 4e siècle. Descendons encore, cette fois au temps de la République Romaine. Un escalier antique donne accès au Mithraeum, temple romain du 3e siècle, lui-même créé dans les murs d’une maison du 1e siècle.
Infos pratiques (en anglais) : www.basilicasanclemente.com
Le Foro Romano
Le Foro Romano – ou Forum Romain - était le cœur de ville et le centre de la vie politique, en particulier sous la République. Les Sénateurs s’y réunissaient, les vestales maintenaient le feu allumé, on y consignait les archives, on y fêtait les prouesses de l’armée. Il s’en passait des choses, ici, dans l’antiquité.

Aujourd’hui, c’est un ensemble de ruines, parfois difficile à décrypter. Le Foro Romano ne livre pas toutes ses clés au voyageur pressé. Des colonnes, des colonnes, des colonnes, un arc. Ah, encore des colonnes… Il faut y passer du temps, dans les allées du Foro Romano. Il y a tant de choses à décrypter et à comprendre ici sur la vie romaine, ses origines, ses croyances.
De ces temples si beaux il ne reste souvent qu’une façade effondrée ou parfois même un simple sol de marbre blanc. Ces ruines magiques suffisent à évoquer les grandes légendes, comme celle de Castor et Pollux, cavaliers divins venant à l’aide des premières armées romaines.

Au Foro Romano, l’essentiel est de se laisser porter par l’histoire et les légendes de l’antiquité. Elles vous diront de bien grandes choses.

Le projet RomeReborn

Des petits génies ont décidé de reproduire Rome en 3D. Le projet est payant mais on peut se régaler de petits trailers gratuits. Voici à quoi ressemblait le Foro Romano en l’an 320.



Source Géo : Les mystères de la Rome Antique ressucités en réalité virtuelle
Les thermes de Caracalla
Je suis ravi d’avoir osé un petit détour pour visiter les hautes ruines sereines des Thermes de Caracalla. C’étaient les plus grandes de leur époque, elles pouvaient accueillir 1600 personnes à la fois. Agréable, la visite laisse assez bien s’imaginer le décor et l’organisation des bains romains.

Les voutes monumentales sont toujours là, fragiles mais debout. Elles structurent un site très photogénique. On découvre en chemin des mosaïques en bon état et des parterres carrelés. J’ai particulièrement aimé comprendre le parcours des visiteurs de l’antiquité. A chaque salle son rôle bien défini, avec un système de chauffage ingénieux permettant de moduler la température des différents bassins. Une promenade dans le parc, activité déjà prisée dans l’antiquité, offre de belles vues ces thermes aux airs de château fort effondré.

Malheureusement, cet Aquaboulevard des temps romains n’avait pas de toboggan. On peut ainsi comprendre pourquoi il a perdu de son aura aujourd’hui.

Le Panthéon
L’adorable Piazza della Rotonda semble presque trop petite pour lui. Le bâtiment est massif, imposant. Il capte l’attention, accapare le regard. Chaque rencontre avec le Panthéon est un moment d’une grande intensité. Son pouvoir d’attraction est très particulier. J’aime ce lieu, ce qui s’en dégage. À l’origine dédié à tous les dieux, c’est un trait d’union réussi entre l’humain et le divin.

Au Panthéon, tout est admirable. Les gigantesques colonnes de marbre du Pronos sont un appel à l’humilité. La porte est sans aucun doute la porte du paradis. La coupole antique est une prouesse, elle laisse entrer par son ouverture au zénith une lumière douce et divine. Et que dire de l’harmonie qui y règne ?

Des grands dieux aux grands hommes, le Panthéon est une idée qui a survécu dans l’histoire. Le peintre Raphaël repose avec les dieux, son tombeau est un sarcophage antique sur lequel le poète Pietro Bembo a inscrit :

« Ci-gît Raphaël, à sa vue la nature craignit d’être vaincue ; aujourd’hui qu’il est mort elle craint de mourir. »

Les musées du Capitole
Après toutes ces ruines, je vous propose de changer de registre et d’entrer aux Musées du Capitole – en Italien les Musei Capitolini. Sous cette appellation et avec un seul billet, j’ai pu visiter le Palazzo dei Conservatori et le Palazzo Nuovo.

Dès la cour d’honneur, le décor est posé. Les morceaux d’une statue colossale y sont présentés : une tête, une main, une partie de bras. C’est le puzzle de Constantin. Reconstituée en entier, elle ferait plus de 10 mètres de haut.
La statue équestre de Marc-Aurèle, elle, est bien restée intacte, sauvée de la destruction car le Moyen-âge l’avait pris par erreur pour une représentation de Constantin, empereur chrétien.

Pour s’approprier l’histoire de Rome, les Musées du Capitole sont une étape indispensable. J’ai pu y admirer de près l’emblème de la ville, la célèbre statue en bronze représentant la louve, Romulus et Rémus.

Si on en croît la légende, Rome fut fondée par Romulus, un garçon élevé par une louve et qui tua son frère jumeau. Cette idée semble peu probable aux yeux des historiens, mais est-ce moins crédible qu’un homme qui marche sur l’eau et qui ressuscite ?

Une histoire plus certaine date de 390 avant Jésus Christ. C’est un album d’Asterix inversé. Rome est en danger, l’envahisseur est gaulois, il met Rome à sac et une nuit s’attaque au Capitole. Heureusement, les oies sonnent l’alerte et sauvent la ville. L’épisode est fondateur si bien que dans le Palazzo dei Conservatori, on a dédié une salle entière aux oies du Capitole.

À cette époque-là, il n’y avait pas de palais sur la colline, mais un Temple de Jupiter, dédié au plus puissant des Dieux. On peut découvrir à l’intérieur même du musée une partie de ses fondations, autour desquelles s’organise une exposition sur l’histoire du Capitole de l’âge de bronze à la République Romaine. Cette partie est aussi intéressante qu’émouvante.

Rome s’est construite par strates, elles se superposent parfois, se mélangent souvent. Dans la salle des Horaces et des Curiaces, d’immenses fresques honorent les origines de la ville, elles ont été peintes par des artistes de la Renaissance. C’est dans cette salle qu’on a signé le Traité de Rome en 1957, texte fondateur de l’Europe. <

Un nouveau chapitre s’écrit dans la longue histoire de Rome.

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