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Les trésors de la vallée sacrée des incas

Les trésors de la vallée sacrée des incas

De Pisac à Ollantaytambo

Les trésors de la vallée sacrée des incas

Au Pérou, la vallée sacrée est l’un des plus riches témoignages de l’Amérique précolombienne. Les incas y ont laissé de nombreux vestiges urbains, agricoles ou militaires. Après Cuzco et avant le Machu Picchu, nous nous rendons dans cette vallée sacrée des incas, à la rencontre aussi de ses villages et de ses communautés.

Pour visiter la vallée sacrée, il y a deux possibilités. La première est de se greffer à une excursion depuis Cuzco. Elles sont proposées par les hôtels et agences de la ville et permettent de parcourir les sites importants de la vallée en une seule journée. La seconde est de prendre les transports en commun. L’expérience promet une riche expérience, mais ne permet pas de visiter l’ensemble des sites parmi lesquels les salinas de Maras, les terrasses de Moray, Pisac et Ollantaytambo en un seul jour.

Nous décidons de faire des choix, de prendre les transports publics et de sacrifier quelques sites. Nous choisissons aussi de passer une nuit dans la vallée sacrée.

Rencontre avec les habitants de la vallée sacrée des incas
Ce récit de voyage dans la vallée sacrée est la deuxième étape de notre itinéraire entre Pérou et Bolivie, juste après Cuzxo, la capitale de l’empire Inca et avant notre découverte du Machu Picchu.

A Pisac, une nuit dans la vallée sacrée

Pour nous rendre à Pisac, nous prenons le bus près du site de Sacsayhuaman, notre trait d’union entre Cuzco et la vallée sacrée. Il n’y a pas vraiment d’arrêt mais on nous a indiqué l’endroit où attendre. Un bus s’arrête, un bus scolaire. Il est rempli de d’écoliers en costume, plutôt étonné et curieux de nous voir là. Il nous emporte vers la vallée sacrée des incas.

La route vers Pisac rappelle les plus beaux itinéraires de montagne. Elle descend en lacets à travers de superbes paysages aux pentes arides. Nous nous arrêtons à Pisac, porte d’entrée de la vallée du fleuve Urubamba.

Pisac, un village au cœur de la vallée sacrée

Dans les ruelles du village, nous flânons au milieu des étals. C’est la fin de la journée, et les hordes de touristes promis par les guides ont déguerpi depuis belle lurette. Très réputé, le marché de Pisac nous offre ses milliers de couleurs, ses tissus aux motifs variés et ses fruits exotiques à souhait. Au fond des ruelles se cachent des châteaux en terre cuite, le repaire des cochons d’inde – les « cuys » - prêts à griller sur commande dans les différents restaurants traditionnels du village.

De temps à autre, on aperçoit de vertes terrasses au-dessus de la ville. Ce sont les ruines de Pisac, qui s’étendent en surplomb du village, au-dessus de la vallée sacrée des incas.

Pour le dîner, nous préférons l’ambiance café et les prix doux du Blue Lama sur la place centrale du village

Où dormir à Pisac ?

C’est à l’auberge Kinsa Cocha que nous passons la nuit à Pisac. Son patio verdoyant et fleuri à l’ombre des figuiers est un enchantement et son petit poêle garantit une eau chaude presque toute la journée. Chambre douillette et relaxation garanties !

Plus d’informations : Kinsa Cocha Hospedaje

Ce petit coin de paradis est situé en plein centre du village, entre le marché et la place à l’entrée du village où s’arrêtent les bus et les taxis.

Les ruines de Pisac, le trésor des incas

Site majeur de la vallée sacrée, les ruines incas au-dessus du village de Pisac était pour moi un incontournable, une visite à ne pas manquer lors de mon voyage au Pérou. C’est pour le visiter dans les meilleures conditions que nous avons passé la nuit sur place. Ainsi, nous pouvons rejoindre les ruines aux premières heures, avant l’arrivée des cars de touristes.

La stratégie est gagnante. Quand notre taxi nous dépose en haut des ruines, il n’y a pas grand monde pour nous contester la conquête. Lors de notre visite des ruines de Pisac, nous croiserons seulement un groupe d’écoliers, venu en sortie scolaire découvrir le patrimoine culturel de son pays.

Les fameuses terrasses agricoles de Pisac

Arrivés en haut du site, nous découvrons de magnifiques terrasses agricoles percent la brume du matin. C’est l’image que l’on retient en premier de Pisac, bien entendu, mais à l’époque des incas, le site était aussi un centre religieux et militaire. Malheureusement, il n’y a aucun panneau à lire sur le site pour mieux comprendre son histoire. Voilà qui laisse la place à l’imaginaire.

Grottes creusées dans la falaise, escaliers à flanc de ravin, tunnel étroit à travers la montagne… Notre aventure à pied dans les ruines de Pisac commence à la citadelle de K’alla Qasa et s’étend jusqu’aux vestiges du vieux village en passant par Inti Watana, où sont réunis les principaux temples du site.

Nous passons deux heures à Pisac, et il n’y a toujours pas grand monde quand nous quittons les ruines pour aller prendre notre petit déjeuner dans le village.

Comment se rendre sur les ruines de Pisac ?

Il est possible de faire l’aller-retour à pied depuis le village, mais si le fond de la vallée se trouve déjà à 3 000 mètres d’altitude, les ruines culminent à près de 3 500 mètres. La montée peut donc être éprouvante.

L’autre solution consiste à se faire déposer en taxi en haut des ruines, puis à redescendre à pied soit jusqu’à la deuxième entrée un peu plus bas, ou pourquoi pas juqsu’au village de Pisac. Des taxis attendent dès le matin sur la place à l’entrée du village (là où les bus s’arrêtent), et Big Vay Q, notre chauffeur vers Pisac, avait même une carte pour nous présenter les différents parcours que nous pouvions faire à travers les ruines.

De Pisac à Ollantaytambo, dans la vallée sacrée des incas

Il n’y a pas de bus direct de Pisac à Ollantaytambo. Il faut d’abord se rendre à Urubamba, où un changement de véhicule s’impose pour rejoindre le dernier rempart de la vallée sacrée avant de s’élancer vers le Machu Picchu.

De nos deux trajets, c’est celui entre Urubamba et Ollantaytambo qui se révèle le plus typique. Dans notre colectivo brinquebalant s’amassent locaux, touristes, poules et poussins. Les sacs sont gavés sur le toit. Les montées et descentes se font à cris de ralliement. A l’approche d’Ollantaytambo, ça bouchonne, ça klaxonne. Notre colectivo se fait doubler par des scooters, par des piétons, par des cochons. Un vrai bazar. Notre bus n’ira pas jusqu’à Ollantaytambo. Terminus, tout le monde descend.

Rencontre avec les habitants de la vallée sacrée des incas

Nous comprenons rapidement les raisons de la confusion. C’est la fête à Ollantaytambo. Chaque communauté de la vallée s’est vêtue de sa tenue traditionnelle et est venue défiler dans les rues du village. C’est un festival de tenues colorées, un spectacle haut en couleur qui nous attend dans les ruelles bondées d’Ollantaytambo.

Au bout du village, la citadelle d’Ollantaytambo formait à l’époque inca un verrou infranchissable dans la vallée de l’Urubamba. Ses ruines permettent aujourd’hui de prendre un peu de hauteur et d’admirer les vestiges des murs de l’époque inca.

Ollantaytambo est aussi le bout de la route, la fin du chemin. Pour aller plus loin, il faut prendre le train. C’est ce que nous faisons à 15h45. Nous prenons le train pour nous rendre au Machu Picchu, la prochaine étape du voyage.

Pisac et Ollantaytambo : 2 sites incontournables de la vallée sacrée

Pisac et Ollantaytambo font partie des ruines incas à voir dans cette région du Pérou. Pour découvrir d’autres sites, vous pouvez lire mon article sur les sites incontournables à visiter près de Cuzco.
Le Machu Picchu, mode d'emploi
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Raphaël, la cartedumonde.fr

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Je suis Raphaël et j'ai créé la carte du monde, un blog voyageur sans voiture, en famille et très souvent dans la nature. Ce blog voyageur existe depuis le 23 septembre 2015. 6 ans déjà ! Je l’ai appelé La Carte du Monde, car c’est dans les atlas, les globes terrestres et les planisphères que j’ai puisé mes premiers rêves de voyage. Depuis, j’ai grandi, et certains de mes rêves sont devenus réalité. Je peux désormais tracer mes itinéraires directement sur la planète Terre. Plus d'infos